Le BIM est aujourd’hui de plus en plus employé dans les projets de construction. Afin de faciliter les échanges, les professionnels du secteur utilisent l’IFC, format ouvert et interopérable quel que soit le logiciel de modélisation.

 

Ce format est un modèle de données décrivant des éléments du bâtiment et de construction tels que des murs, des escaliers, des portes, des fenêtres, des réseaux électriques, etc. de manière à pouvoir être représentés dans un modèle numérique 3D.

 

Malgré ses nombreux avantages, l’IFC présente des limites concernant l’exploitation concrète des données qu’il contient, toutes ces données peuvent être redondantes, d’autre fois inutiles voire totalement inexploitables.

L’intérêt même du BIM, notamment par l’usage du format IFC, ne repose-t-il pas dans l’utilisation de ces données ? Mais pourquoi le BIM et sa data ne sont-elles pas correctement exploitables aujourd’hui ?

Lors de nos missions d’accompagnement sur des projets BIM, nous constatons avec nos clients que les problèmes majeurs rencontrés sont principalement liés à la qualité de la maquette et la fiabilité des informations qu’elle contient.

 

Voici les 8 principaux problèmes que nous rencontrons quotidiennement :

 

1. Une mauvaise hiérarchie des niveaux

Parfois, pour le bien de la modélisation géométrique, le modeleur utilise un niveau brut et un niveau fini pour le même étage du bâtiment. On retrouve alors dans l’export IFC deux IfcBuildingStorey pour le même niveau du bâtiment.

 

Plusieurs niveaux modélisés pour un même étages

 

2. Des éléments modélisés dans la mauvaise classe IFC

Soit parce que l’export n’est pas correctement configuré ou simplement parce que l’objet a été modélisé avec le mauvais outil dans le logiciel de modélisation (prenons comme exemple les colonnes sèches : elles sont parfois modélisées comme des colonnes structurelles au lieu de réseaux MEP. Elles sont alors exportées en IfcColumn et non en IfcFlowSegment).

                     Une colonne sèche modélisée comme un élément colonne (poteau)

 

3. Plusieurs nommages pour désigner un même objet

Certes il existe des classifications (Uniformat II, OmniClass entre autre), mais elles sont encore très (trop ?) peu utilisées. Et puis, chaque modeleur est libre d’utiliser sa propre nomenclature (avec des risques de fautes), dans sa propre langue… Il est alors compliqué de pouvoir extraire des données qualitatives concernant le nombre d’occurrences par exemple.

 

4. Des espaces en double ou totalement absents de la maquette numérique

Des espaces en double ou alors totalement absents de la maquette numérique : il n’est alors pas possible d’obtenir avec précision des calculs de surfaces et/ou de ratios (surfaces comptées en double ou à l’inverse, pas comptées).

Certains espaces n’ont pas été modélisés

 

5. Des murs extérieurs modélisés sur toute la hauteur du bâtiment :

Ces murs sont alors rattachés à un unique niveau (souvent au rez-de-chaussée), il est alors difficile de pouvoir récupérer un quantitatif précis pour chaque niveau.

Murs extérieurs modélisés sur toute la hauteur

 

6. Des éléments rattachés au mauvais niveau

Lors de l’export au format IFC, certains éléments ne sont pas correctement rattachés au niveau “géométrique” auquel ils devraient l’être. Impossible alors d’établir des quantitatifs précis.

 

7. Des données incohérentes

Les données présentes dans l’IFC sont-elles des données de modélisation (générées lors de l’export), des données renseignées manuellement par le modeleur ou des données renseignées par défaut par le logiciel de modélisation ? Comment être sûr que ces données soient fiables ?

 

8. Un cahier des charges BIM conséquent 

Bien que les acteurs fournissent de plus en plus de cahier des charges BIM complet et abouti, il n’y a aucune certitude sur le fait qu’il soit suivi et correctement appliqué à chaque révision du projet.

Ces différents exemples montrent la difficulté de pouvoir visualiser et interpréter correctement des données non géométriques, telles que des propriétés et des quantités issues directement de la maquette BIM.

Puis, bien que l’IFC soit un format ouvert et interopérable, tous les logiciels n’importent pas correctement la donnée qu’il contient. Le format IFC est un outil parfait pour échanger sur la modélisation 3D mais peut encore largement mieux faire pour ce qui concerne la donnée. Cette problématique ne permet donc pas la possibilité d’exploiter ces données de manière automatique, car il faudra vérifier manuellement si les données ont correctement été exportées.

 

Et vous, comment faites-vous pour exploiter au mieux les données issues de vos maquettes numériques ?

Pour corriger ces problématiques qui affectent tant les métiers opérationnels sur la réalisation du projet, que les décideurs sur sa faisabilité et sa rentabilité, l’équipe de R&D de Novalian spécialisée en Machine Learning a travaillé pendant un an et a développé une solution permettant d’obtenir automatiquement des informations fiables en se basant uniquement sur la donnée géométrique.

 

Notre vision du BIM data chez Novalian :

 

Pour en savoir plus, venez nous rencontrer et découvrir notre solution :

  • Le 28 mars 2019, lors de notre prochain Meetup sur le thème du Machine Learning appliqué au BIM à Paris (inscription ici)
  • Les 2 & 3 avril 2019, au BIM WORLD, à Paris Expo Porte de Versailles – stand E43
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